Le journal de la tournée par Curt retrace la vie autour des concerts de Tears For Fears, vue par Curt Smith et écrit par lui même. Le lien est ICI en anglais
Mercredi 15 novembre 2006
Jour 29
Le réveil a sonné à 4 heures 50, je ressens comme un mélange d’épuisement absolu et d’excitation. je bondi dans la douche pour me réveiller et je finis d’emballer mes petites affaires pour mon voyage à la maison. A 5 heures 15 je suis dans la voiture en direction de l’aéroport de Bruxelles.
Une bonne chose d’être debout très tôt c’est que je peux appeler la famille avant qu’elles n’aillent au lit juste la nuit d’avant, croyez moi ça a du sens. Elles sont toutes excitées que je sois à la maison demain (ou aujourd’hui pour moi) et elles seront à LAX pour me prendre.
Le vol de Londres et sans évènement et j’évite le petit déjeuner ‘préparé’, l’odeur me retourne l’estomac. Je change d’aérogare à Heathrow, m’enregistre au comptoir Virgin et je vais directement au salon ou je commande un vraie petit déjeuner avec un grand expresso. J’ai une pose de trois heures et je veux garder le sommeil pour le vol, c’est plus confortable et ça rend le voyage plus rapide.
Mon vol est légèrement retardé et cela implique le stationnement de l’avion à quelques kilomètres aussi nous devons prendre le bus redouté, pas vraiment ce que je veux après avoir aussi peu dormi mais je suis calmé par le fait que c’est en partie mon trajet à la maison.
Je m’installe dans mon siège pour lire mon livre et quelques heures plus tard le déjeuner arrive. Je commence à être vraiment fatigué à partir de ce moment là, aussi après avoir mangé j’allonge mon siège et je me cale pour regarder la deuxième saison de ‘petit cerveau’ à la TV. Je regarde jusqu’au second épisode et alors l’épuisement entre en action, aussi c’en est fini avec les écouteurs de bruit Bose périmé (un must pour tous les voyageurs) et c’est l’heure de dormir.
Cinq heures plus tard je me réveille rafraîchi, c’est une très bonne chose parce que cela veut dire que je ne serais pas tellement fatigué quand je serais à la maison. Je fini la deuxième série de ‘Petit Cerveau’ et je joue à quelques jeux de Suduku avant que le thé de l’après midi arrive, c’est typiquement Britannique. le temps du thé terminé, nous sommes seulement a une heure de LAX et j’imagine ma famille quittant la maison pour l’aéroport, tout ce passe comme prévu.
Malheureusement, je suis entraîné vers les douanes et envoyé dans la petite salle. C’est ce qui se passe chaque fois que je reviens à LAX depuis que j’ai perdu l’original de ma carte verte il y a deux ans, ça commence à devenir un peu fatiguant. Ils ne gardent pas très longtemps, ils ont juste à me poser quelques questions afin de s’assurer que je suis bien moi. Avec un peu de chance, tout ça s’en ira une fois que j’aurais mon passeport U.S. ce qui se fera l’année prochaine, oui je deviens un citoyen américain (si ils me veulent). J’aime à être nonchalant à ce sujet et j’aime à rejeter la responsabilité sur mes expériences douanières, mais le vérité est que je suis fatigué de ne pas pouvoir voter dans un pays où je paie mes taxes, et ce depuis près de dix neuf ans. Surtout quand il y a un gouvernement avec lequel je ne suis pas d’accord.
Quand j’émerge de la ‘seconde inspection douanière’ mes bagages sont déjà sortis, je les jette sur un chariot à bagages et je me dirige vers la sortie. Je garde encore cette excitation puéril quand je n’ai pas vu ma famille pendant quelques semaines, je ressens que c’est une bonne chose.
Alors que je marche vers la sortie à l’intérieur de la zone des arrivées je regarde rapidement autour de moi et elles sont là. Il n’y rien comme d’avoir deux enfants souriants, particulièrement les votre, courant vers vous toutes excitées et se jetant dans vos bras, c’est le paradis. Bien sûr, c’est vite vécu, le chariot à bagages et beaucoup plus intéressant, une grande valise et une petit valise - un siège et un marche pied! Je roule mes deux adorables vers l’extérieur en direction de la voiture.
Diva et Wilder dépense les 30 minutes de trajet vers la maison à chahuter à l’arrière de la voiture, elle ont le vent en poupe, elles sont contentes, il n’y a absolument rien de mal à ça.
Quand nous arrivons à la maison, Frances les fait dîner pendant que je commence à déballer mes bagages, elles n’ont pas particulièrement faim, elles sont si excitées mais en tout cas on essaie.
Il est passé 19 heures quand elles ont fini et c’est l’heure du pyjama. Quand elles sont toutes les deux lavées et habillées pour la nuit, nous nous installons dans nos positions familières dans notre antre, de part et d’autre de moi sur le sofa, pelotonnés pour regarder un film. Quatre semaines parti de la maison et cela semble juste normal.
Frances et moi n’étiquetons pas l’équipe ce soir, je veux les emmener toutes les deux au lit, Wilder y va en premier et Diva suit une demi heure plus tard. Je leur lis à toutes les deux et je m’allonge avec elles jusqu’à ce qu’elles s’endorment.
Vers 22 heures elles sont toutes les deux au lit et endormies et Frances et moi sommes épuisés, moi du voyage et Frances d’avoir volée solo pendant que j’étais parti.
Oh combien mon lit m’a manqué………………………
Traduit de L'Anglais par NB
Jour 30
Pas besoin de réveil aujourd’hui, je me réveille à 6 heures 15, les yeux brillants et le poil ébouriffé, le décalage horaire fait le travail pour moi ce matin. Frances est aussi réveillée comme apparemment Wilder est venu dire bonjour à 5 heures. Je dormais pendant ce temps là.
Je vais droit à la cuisine pour mettre en route de la machine Pasquini (machine à expresso NdT), oh comme tu m’as manqué. Frances est aussi très excité car elle n’a jamais réussi à en maîtriser l’art, et donc a du se passer de mon fameux cappuccino pendant près d’un mois. Après ma première tasse de la matinée, je dois l’avouer, en tout modestie, que c’est le meilleur cappuccino que j’ai pris depuis la dernière fois que je en ai fais un.
A 7 heures, c’est l’heure de réveiller les petites pour l’école. Normalement ça peut être une corvée ennuyeuse, aucune de mes filles n’aiment particulièrement être réveillée (qui aime ?), mais ce matin elles ne semblent pas y prêter attention, j’aime à penser que ce soit lié au fait que je sois à la maison.
Après qu’elles se soient installées pour manger, je pars courir. Après avoir couru sur une machine pendant un mois, les collines sont un peu éreintantes mais c’est tellement plaisant de prendre l’air, et la température extérieure est au moins de 15-20 degrés au dessus de celle d’Anvers. 5 miles plus tard je suis à la maison, et pour ceux qui se le demandent, non je n’ai pas vu le gars de l’hôtel de Paris.
La nuit dernière, nous avons décidé que j’emmènerais Diva et Wilder à l’école aujourd’hui, normalement, nous en emmenons une chacun, mais aujourd’hui je suis gourmand. Heureusement les 2 écoles sont à moins de 10 minutes donc j’ai le temps d’emmener Diva en premier puis de revenir pour prendre Wilder. Ce sera encore plus facile l’année prochaine quand elles seront dans la même école.
Les entres autres parents, enseignants et les enfants m’accueillent comme un fils qu’ils n’auraient pas vu depuis longtemps, c’est sympa d’avoir manqué. Leurs deux instits me racontent qu’elles ont bien travaillé depuis que je suis parti, ce qui est rassurant.
Après les avoir déposées, je m’arrête en passant voir Charlton et Alexandra pour connaître les derniers potins et infos que j’aurais manqués. Et je veux aussi voir comment va leur fille Georgia parce qu’elle a été diagnostiquée diabétique pendant que j’étais parti. Apparemment elle va très bien, elle a même commencé à se faire des injections elle-même et elle trouve que c’est un sujet de conversation passionnant avec ses amis. C’est fascinant la facilité avec laquelle les enfants s’adaptent et combien être différent peut être un plus pour eux.
Vers 11 heures, je retourne à la maison, j’ai plutôt beaucoup de courrier à lire avant que je ne parte.
Quand j’arrive à la maison, je prends le sac plein à craquer de courrier dehors et m’assoie près de la piscine pour lentement en trier la « merde ». Comme toute personne vivant aux Us le sait que ça représente 80% du courrier, c’est très fatiguant.
Après avoir balancé toute la « merde » et payé le 4 factures qui étaient cachées parmi elle, je commence à avoir faim. Je demande à Frances et Christina (notre femme de ménage de confiance) si elles aimeraient déjeuner quelque chose, pas besoin de le demander deux fois. Le déjeuner du lundi rime toujours avec paninis quand je suis à la maison, un autre gadget de cuisine que j’adore.
Le temps que le déjeuner finisse et il est l’heure d’aller prendre Wilder. Aujourd’hui elles ont toutes les deux gymnastiques aussi je prépare leurs maillots et des vêtements de rechange, les jettent dans la mini et descends la colline.
Wilder crie « papa » quand j’entre dans la cour, j’aimerais dire que c’est parce que je lui ai manqué, mais pour être honnête, elle crie toujours quand je viens la chercher. Nous restons jouer une demi heure dans l’aire de jeux jusqu’à ce qu’il soit l’heure d’aller chercher Diva.
J’obtiens la même réaction à l’école de Diva et notre joyeux trio marche dans le parc pour acheter des glaces cookies des sandwiches avant d’aller à la gymnastique.
Évidemment je ne suis pas allé à la gymnastique depuis plus d’un mois et je remarque qu’elles se sont toutes deux sensiblement améliorées depuis la dernière fois que j’y suis venu. Je suis tout simplement heureux de voir leurs visages souriants en faisant leurs petits trucs, elles adorent vraiment ça.
Il est 17 heures passées au moment où nous partons et il commence déjà à faire noir. Je me suis souviens que nous avons reculer les horloges pendant que j’étais parti (passage à l’heure d’hivers ? NdT). Sur le chemin du retour, j’appelle Frances et elle commence à préparer le dîner, nous mangeons tous ensemble ce soir.
Après le dîner, le décalage horaire me rattrape et je me sens totalement épuisé, mon corps est convaincu qu’il est 4 heures du matin, alors Frances marchande avec Diva et Wilder la toilette et le pyjama pour aller au lit.
La gymnastique a fatigué Diva et Wilder alors à 20 heures elles commencent à s’endormir. Ce soir, nous revenons au système d’équipe, Frances emmène Wilder se coucher pendant que j’emmène Diva. A 21 heures elles sont toutes les deux bel et bien bordées et semblent endormies.
Le plaisir de la nuit qui commence tôt pour nous……..
Traduit de L'Anglais par Nicolas Rouy
Jour 31
Parce que l’on s’est couché tôt nous sommes tous les deux réveillés à 6 heures 15, aussi nous apprécions le calme jusqu’à ce qu’il soit interrompu par l’écume du lait.
Pendant que je prends mon café je fais le bilan des deux dernières entrées du journal et je réalise que je ne mentionne pas beaucoup Frances. Manifestement je suis un peu obsédé par nos enfants et je me sens comme si je lui faisais du tord. Quand je suis loin Frances me manque juste autant que mes enfants. Son humour me manque, ses yeux me manque, sa droiture me manque, sa puérilité me manque, le fait qu’elle peut faire quinze choses toutes en même temps pendant que je trouve difficile de marcher et de mâcher de la gomme. Elles me manque toutes à mesure égale. Juste penser que j’ai cette droiture.
A 7 heures c’est l’heure de réveiller mes enfants en les chatouillant. Elles me repoussent d’abord avec des yeux endormis et des sons grincheux, mais après un moment elles commencent toujours par se réveiller, aboutissant au monstre caressant, les poursuivant jusqu’à la cuisine pour le petit déjeuner ou bien si elles sont encore fatiguées il les portera peut être.
Quand elles sont installées à la table pour le petit déjeuner je disparais pour ma course matinale. Mes jambes souffrent des collines d’hier mais le seul remède est de le refaire, et je veux savourer un autre matin ensoleillé à la maison.
Je n’ai pas le temps de les amener toutes les deux à l’école aujourd’hui aussi je dis au revoir à Wilder avant de conduire Diva à l’école. Comme d’habitude Wilder est parfaitement calme à ce sujet et me donne d’énormes étreintes et baisers et dis de ne pas m’inquiéter, je serais à la maison bientôt (une enfant tellement sage)
Diva bien sûr c’est une autre histoire, elle ne veut vraiment pas me quitter et elle ne veut pas me laisser partir après être arrivée à l’école. Heureusement, j’ai prévenu sa maîtresse hier que cela arriverait probablement, aussi elle nous a donné quelques minutes pour nous dans le coin de la classe. Je sais qu’elle se sentira bien aussitôt que je serais parti mais cela arrache le cœur quand même. Après un moment elle est suffisamment calmée pour prendre sa place sur le sol avec le reste de la classe. Alors je pars, je remarque que son amie Zoé tient sa main et qu'une autre amie Erica caresse ses cheveux, j’adore cette école.
Après avoir quitter l’école je m’arrête à wholefoods pour choisir l’assaisonnement biologique pour salade verte à l’ail de Gungi, il est sous régime macrobiotique et il ne peut l’obtenir en Europe. Je passe vite fait chez mon coiffeur pour rafraîchir un peu ce qui reste de mes cheveux. Maintenant il est presque midi et il est l’heure de se diriger vers la maison pour un dernier déjeuner avec ma femme avant de commencer le processus d’emballage.
A 14 heures 30 c’est l’heure de partir à l’aéroport, c’était une visite très brève mais chaque seconde en valait le coup. Nous arrivons à LAX avec beaucoup de temps en avance et Frances me dépose à l’extérieur. Nos adieux sont un peu moins émouvant, nous les avons fait peu de temps avant.
Je m’enregistre et je marche vers le contrôle sécurité. Je suis agacé de trouver les règles encore modifiées, cette fois c'est les dimensions des sac ziploc qui doivent être strictement conformes. Pour ceux qui ne sont pas allés à l’aéroport récemment, vous êtes maintenant autorisé à porter de petites quantités de liquide aussi longtemps qu’elles sont réparties dans une certaine taille de sac ziploc, le mien est apparemment trop grand. La différence? Logiquement aucune, mais il apparaît que la logique n’est pas le centre des préoccupations de la campagne antiterroristes mondiale. Parce que mon sac ziploc a la mauvaise taille ils me confisquent tous les liquides à l’intérieur de celui ci, même ceux pourtant à la bonne taille. Je sais qu’il n’y a pas de point à argumenter aussi je souris poliment et je marche vers le salle d‘embarquement. (ok, j’ai probablement fait un certain geste de la main à l’intérieur de ma poche).
Mon vol décolle à 17 heures 30 et je commande immédiatement un dîner, j’aime m’endormir le plus tôt possible pour éviter un trop grand décalage horaire. Malheureusement pour moi j’ai acheté un autre livre d’Harlan qui s’intitule ‘pas de seconde chance’ avant de partir et je fini la moitié avant de finalement dériver vers le sommeil. Encore que, la fatigue demain matin aidera aussi le décalage horaire.
Jusque là je me demanderais qui a enlevé l’enfant.
Traduit de l'Anglais par NB
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